Le programme Femmes, Paix et Sécurité (Women, Peace and Security – WPS) des Nations Unies a désormais plus de vingt-cinq ans. Depuis 2014, toute réflexion portant sur le genre dans le champ des relations internationales et de la politique étrangère s'inscrit également dans le cadre de la politique étrangère féministe (Feminist Foreign Policy). Si cette référence est devenue un marqueur de conformité aux normes internationales, y compris dans un contexte marqué par un recul des acquis en matière d'égalité de genre et par une remise en question croissante de ces avancées, qu'en est-il réellement sur le terrain ?
Ce panel mettra en lumière des recherches répondant à cette interrogation, qu'elles soient théoriques ou empiriques, fondées sur des études de cas uniques ou comparatives, et mobilisant des approches quantitatives ou qualitatives.
*Quel est l'impact différencié des conflits et de l'insécurité selon le genre ? Malgré plusieurs décennies de recherches féministes en relations internationales, de nombreux aspects restent encore à documenter, notamment les différentes formes de violence qui affectent les individus tout au long du spectre du genre et de la sexualité.
La militarisation ainsi que la participation des femmes aux fonctions combattantes occupent une place centrale dans les plaidoyers liés à l'agenda *Femmes, Paix et Sécurité, tout en demeurant relativement marginales dans les travaux de recherche. Quels enseignements les recherches permettent-elles de tirer quant aux expériences vécues par les personnes concernées et à la mise en œuvre des bonnes pratiques promues par les Nations Unies en matière de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) ?
*Enfin, quelle est la relation entre le genre, les conflits, l'insécurité et la démocratie, dans un contexte international où les États recourent de manière croissante aux dispositifs de régulation, de contrôle et de surveillance ?